Sortir du nucléaire

Le nucléaire est en déclin : l’État français ne peut plus soutenir inconditionnellement cette industrie qui est frappée par une crise nationale et mondiale. L’industrie nucléaire française aborde ainsi, dans une situation industrielle et financière très fragile, les défis majeurs liés au vieillissement du parc national (moyenne d’âge de 32,4 ans, 37 ans pour la centrale du Tricastin (1980) et 33 ans pour Cruas (1984)).

Les questions de la prolongation, de l’arrêt et du démantèlement, de la gestion de l’entreposage des matières, du renouvellement éventuel des réacteurs et des usines restent sans réponse : les mauvaises solutions envisagées font poser les menaces graves pour notre avenir écologiquement et économiquement.

Histoire du nucléaire en France et en Rhône-Alpes

Au début des années 1960, la France réfléchit à la construction de réacteurs nucléaires… Au début des années 1970, EDF est autorisée à construire six premiers réacteurs nucléaires, deux à Fessenheim puis quatre à Bugey dans l’Ain. Le choc pétrolier de 1973 montre la fragilité énergétique de la France, qui accélère et développe la construction de centrales nucléaires.

Le contrat programme de 1974 lancera en particulier la construction des centrales locales de Cruas (07) et du Tricastin (26), deux fois quatre tranches de 900 MWe exploitées par EDF. En 1977, la Drôme a, de plus, « la chance » de bénéficier du projet d’implantation de l’usine d’enrichissement d’uranium de Pierrelatte par EURODIF.

La centrale du Tricastin sera mise en service en 1980 et 1981, la centrale de Cruas en 1984 et 1985. Les catastrophes de Tchernobyl en 1986 puis de Fukushima en 2011 viendront confirmer toutes les craintes exprimées par les anti-nucléaires particulièrement les militants à l’origine de la FRAPNA mobilisés contre Superphénix en 1977.

Dès sa création, Frapna Drôme Nature Environnement dénonce l’engagement nucléaire français, et particulièrement l’impact et les dysfonctionnements de la centrale drômoise.

Frapna Drôme Nature Environnement est adhérente du réseau Sortir du Nucléaire et travaille depuis sa création avec la CRIIRAD. Frapna Drôme Nature Environnement siège à la Commission Locale d’Information des Grands Équipements Électriques du Tricastin (CLIGEET), à la Commission Locale d’Information FBFC (site nucléaire de Romans) et au Conseil d’Administration de l’Association Nationale des Comités et Commissions Locals d’Information (ANCCLI).

Pourquoi Frapna Drôme Nature Environnement demande la fermeture de la centrale du Tricastin

La centrale du Tricastin a dépassé désormais les 30 années de fonctionnement. Elle est exposée au risque d’inondation et de séisme et est située à proximité de trois aéroports et dans un complexe nucléaire et chimique comprenant six sites Seveso.

Dès 2010, Frapna Drôme Nature Environnement demandait aux responsables la fermeture immédiate de cette centrale pour laquelle la probabilité d’accident grave n’arrête plus de croître.

En 2013, une présence anormale de Tritium a été détectée dans les eaux souterraines sous le réacteur, sans que l’origine ne puisse être identifiée.
Pour Frapna Drôme Nature Environnement, cette fermeture est plus que jamais prioritaire, elle met en cause notre survie…

Lors de son Assemblée Générale 2015, Frapna Drôme Nature Environnement a voté une motion pour l’arrêt de la centrale nucléaire du Tricastin et contre le rafistolage des vieux réacteurs.

Des affiches pour exiger l’arrêt des centrales nucléaires

Frapna Drôme Nature Environnement a lancé à l’été 2016 une campagne pour exiger l’arrêt des centrales nucléaires de plus de 30 ans dont celle du Tricastin.
Elle engage à placarder des affiches sur tous les panneaux d’affichage : associations, mairies, bibliothèques, établissements scolaires, magasins sympathisants…

La Drômoise du nucléaire : à vélo pour dire non au nucléaire

Chaque début d’été depuis 2016, Frapna Drôme Nature Environnement invite chacun à pédaler ensemble de Romans à Pierrelatte sur un week-end pour l’arrêt du nucléaire. Cette randonnée cycliste amène les participants à emprunter les voies vertes sur 180 km, à prendre le temps d’apprécier la beauté du paysage et de dialoguer avec les nombreuses personnes rencontrées.

La population est unanime : la Drôme et l’Ardèche sont des départements extraordinaires que la ViaRhôna met en valeur. Parce que nous voulons tous que notre bonheur dure ici longtemps encore, nous exigeons que les centrales de plus de trente ans soient arrêtées sans délai, et que la France sorte du nucléaire, comme les pays voisins. Libérons la parole, laissons parler la raison. Vite ! Avant l’accident grave de plus en plus probable…

Il est possible de participer sur l’intégralité du parcours ou d’en effectuer une portion.

Positions de Frapna Drôme Nature Environnement sur les projets en cours

Communiqués de Frapna Drôme Nature Environnement sur le nucléaire

Ressources documentaires sur le nucléaire dans la Drôme