SCoT des rives du Rhône

SCoT des rives du Rhône

Contribution de notre association à l’enquête publique pour la révision du Schéma de Cohérence Territoriale des rives du Rhône (territoire de Saint-Vallier, Saint-Rambert-d’Albon, Roussillon, Annonay, Vienne).

La prise en considération de notre impact sur la planète n’est plus une posture idéologique : c’est désormais une priorité qui engage la survie de l’espèce humaine. Les meilleurs experts scientifiques de la planète nous indiquent que cette priorité doit faire l’objet d’une mobilisation de tous, dans tous les projets et dans toutes les organisations.

Frapna Drôme Nature Environnement participe à de nombreuses commissions consultatives sur le département : dans celles-ci, l’association constate que la lutte contre le dérèglement climatique n’est que rarement évoquée et n’est jamais une hypothèse déterminante pour valider les projets. Des plans et initiatives vertueux en faveur de l’environnement existent : mais ils ne permettent pas de changer notre trajectoire. Avec des moyens dérisoires, ils tentent de faire oublier une organisation de notre territoire qui est destructrice pour l’environnement et le climat. Cette politique des petits pas ne correspond pas au niveau de l’urgence. Le bilan entre actions de remédiation et destructions reste très négatif.

A l’inverse de ce que préconise le GIEC, malgré les rapports de plus en plus alarmants depuis plus de 30 ans, le territoire drômois, ses collectivités et ses entreprises ne sont pas engagés dans un mouvement sans précédent pour une transition rapide. Ce n’est pas la mise en valeur médiatisée d’un arbre ou d’une plante en pot au centre d’une structure qui permettra l’adaptation de celle-ci aux enjeux. Il faut mener désormais une réflexion prioritaire sur la pertinence de la structure et de l’organisation dans laquelle elle s’intègre, dans un temps où la survie de la société humaine est en question. Qui doit changer de schéma pour mener cette réflexion ? Si les collectivités ne sont pas capables d’amener ce changement sur leur territoire dans l’intérêt général, qui le fera ? Les entreprises, les citoyens, l’État, l’Europe, d’autres puissances internationales…?

Dans le projet de révision du SCoT des Rives du Rhône, le PADD (Projet d’aménagement et de développement durable) et le DOG (Document d’orientation et d’objectifs) évoquent la transition écologique (dont le changement climatique) et présentent quelques mesures pour l’accompagner. Leur examen montre qu’elles ne sont pas à la hauteur des priorités à donner au changement climatique et à la « perte » de biodiversité. Les conclusions du GIEC publiées en octobre 2018 engagent à « une transition rapide et de grande portée en matière d’énergies, d’usage des sols, de transports, bâtiments et systèmes individuels » et à un mouvement « sans précédent », car impliquant tous ces secteurs à la fois. Alors que c’est l’hypothèse qui devrait être prise en compte prioritairement pour son élaboration, pourquoi ce projet de SCoT ignore-t-il aussi délibérément les rapports des experts sur le dérèglement climatique et l’effondrement de la biodiversité ?

Retrouvez ci-dessous la contribution de Frapna Drôme Nature Environnement à l’enquête publique de la révision du SCoT des rives du Rhône :

Contribution au projet du Schéma de Cohérence Territoriale des rives du Rhône (juillet 2019) (29 téléchargements)

 

(c) : Photo Étienne Baudon.