SAGE Bas-Dauphiné Plaine de Valence

SAGE Bas-Dauphiné Plaine de Valence

Prenez connaissance ci-dessous de la contribution de Frapna Drôme Nature Environnement à l’enquête publique du SAGE (Schéma d’Aménagement et de Gestion de l’Eau) Bas-Dauphiné Plaine de Valence.

Contribution à l'enquête publique sur le SAGE Bas-Dauphiné Plaine de Valence (octobre 2019) (13 téléchargements)

(Copyright de l’image en page d’accueil : Par Esby (talk) 20:21, 6 April 2010 (UTC) — Travail personnel, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=9945804)

Appel pour des arrêtés de restriction des pesticides

Frapna Drôme Nature Environnement appelle à prendre des arrêtés de restriction de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques

Le conseil municipal de Saoû réuni le 2 septembre 2019 a pris un arrêté interdisant l’utilisation de produits phytopharmaceutiques à une distance inférieure à 150 mètres de toute parcelle cadastrale comprenant un bâtiment d’habitation ou à usage professionnel, d’un terrain de sport ou d’une aire de jeu ou d’une parcelle de type agricole cultivée en agriculture biologique. Certains aménagements permettent de réduire cette distance à 100 mètres.

Frapna Drôme Nature Environnement approuve cette décision qui a été prise en application des textes en vigueur : la constitution française, la réglementation européenne, le code rural et de la pêche maritime, la loi du 30 octobre 2018 pour une alimentation saine, le code général des collectivités, le code de la santé publique.

Cet arrêté est pris dans la logique de la réglementation qui interdit désormais l’usage des pesticides de synthèse par les services communaux depuis 2017.

Pourtant, la préfecture de la Drôme a demandé au maire de Saoû de retirer cet arrêté au motif qu’il excéderait ses compétences.

Saisi par le préfet de la Drôme, le tribunal administratif de Grenoble pourra préciser ce lundi à 14h si le maire et le conseil municipal de Saoû avaient la compétence pour prendre cet arrêté. Mais tous les citoyens et leurs élus ont le devoir primordial de préserver la vie et la santé des hommes : face à la crise écologique, ce devoir leur impose de tout mettre en œuvre pour garder l’espoir d’un monde vivable et enviable. Pour cela, face aux organisations constituées en lobbys agissant pour l’usage et le commerce des pesticides de synthèse (plus de 2 milliards d’€ de chiffre d’affaires en 2017 pour la France), tous les citoyens, tous les élus, tous les agriculteurs ont le devoir d’utiliser leur « droit de résistance à l’oppression » garanti par la Constitution, se référant à la Déclaration universelle des droits de l’homme (Article 2).

Frapna Drôme Nature Environnement soutient tous les maires qui ont déjà pris un arrêté de restriction de l’utilisation des produits phytopharmaceutiques dans leur commune et appelle les autres maires de la Drôme à le faire également.

L’association appelle à un rassemblement devant le tribunal administratif de Grenoble ce lundi 30 septembre 2019 à 14h en soutien au maire de Saoû.
(Pour agir avec cohérence, utilisons le train…)

SCoT des rives du Rhône

SCoT des rives du Rhône

Contribution de notre association à l’enquête publique pour la révision du Schéma de Cohérence Territoriale des rives du Rhône (territoire de Saint-Vallier, Saint-Rambert-d’Albon, Roussillon, Annonay, Vienne).

La prise en considération de notre impact sur la planète n’est plus une posture idéologique : c’est désormais une priorité qui engage la survie de l’espèce humaine. Les meilleurs experts scientifiques de la planète nous indiquent que cette priorité doit faire l’objet d’une mobilisation de tous, dans tous les projets et dans toutes les organisations.

Frapna Drôme Nature Environnement participe à de nombreuses commissions consultatives sur le département : dans celles-ci, l’association constate que la lutte contre le dérèglement climatique n’est que rarement évoquée et n’est jamais une hypothèse déterminante pour valider les projets. Des plans et initiatives vertueux en faveur de l’environnement existent : mais ils ne permettent pas de changer notre trajectoire. Avec des moyens dérisoires, ils tentent de faire oublier une organisation de notre territoire qui est destructrice pour l’environnement et le climat. Cette politique des petits pas ne correspond pas au niveau de l’urgence. Le bilan entre actions de remédiation et destructions reste très négatif.

A l’inverse de ce que préconise le GIEC, malgré les rapports de plus en plus alarmants depuis plus de 30 ans, le territoire drômois, ses collectivités et ses entreprises ne sont pas engagés dans un mouvement sans précédent pour une transition rapide. Ce n’est pas la mise en valeur médiatisée d’un arbre ou d’une plante en pot au centre d’une structure qui permettra l’adaptation de celle-ci aux enjeux. Il faut mener désormais une réflexion prioritaire sur la pertinence de la structure et de l’organisation dans laquelle elle s’intègre, dans un temps où la survie de la société humaine est en question. Qui doit changer de schéma pour mener cette réflexion ? Si les collectivités ne sont pas capables d’amener ce changement sur leur territoire dans l’intérêt général, qui le fera ? Les entreprises, les citoyens, l’État, l’Europe, d’autres puissances internationales…?

Dans le projet de révision du SCoT des Rives du Rhône, le PADD (Projet d’aménagement et de développement durable) et le DOG (Document d’orientation et d’objectifs) évoquent la transition écologique (dont le changement climatique) et présentent quelques mesures pour l’accompagner. Leur examen montre qu’elles ne sont pas à la hauteur des priorités à donner au changement climatique et à la « perte » de biodiversité. Les conclusions du GIEC publiées en octobre 2018 engagent à « une transition rapide et de grande portée en matière d’énergies, d’usage des sols, de transports, bâtiments et systèmes individuels » et à un mouvement « sans précédent », car impliquant tous ces secteurs à la fois. Alors que c’est l’hypothèse qui devrait être prise en compte prioritairement pour son élaboration, pourquoi ce projet de SCoT ignore-t-il aussi délibérément les rapports des experts sur le dérèglement climatique et l’effondrement de la biodiversité ?

Retrouvez ci-dessous la contribution de Frapna Drôme Nature Environnement à l’enquête publique de la révision du SCoT des rives du Rhône :

Contribution au projet du Schéma de Cohérence Territoriale des rives du Rhône (juillet 2019) (29 téléchargements)

 

(c) : Photo Étienne Baudon.

Ensemble, sauvons l’eau !

Ensemble, sauvons l’eau !

En partenariat avec notre association, la Fédération de la Drôme pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique lance une pétition et appelle au ralliement. Vous pouvez la signer en suivant ce lien : https://secure.avaaz.org/fr/community_petitions/Vous_Ensemble_sauvons_leau_1/share/?new&jcTjGob

En 2019, le département de la Drôme est une nouvelle fois, en situation de sécheresse marquée, avant même la saison estivale et le pic de prélèvements qui va l’accompagner. 92 % du territoire Drômois est en déficit quantitatif (soit 12 bassins sur 13) et les études concluent toutes à la nécessité d’une baisse de prélèvements de 40 % afin de préserver et pérenniser la ressource en eau.
La plupart des rivières souffrent déjà, encore plus tôt que lors des années 2018, 2017 et 2016, déjà très sèches. Plus inquiétant, les nappes phréatiques sont partout en baisse, la plupart du temps à des niveaux très bas, et quelquefois même à des niveaux proches des minimas historiques.
Mais surtout, personne ne semble avoir pris la juste mesure de la situation et les arrêtés préfectoraux de restriction des prélèvements ne sont pas à la hauteur des enjeux de protection de la biodiversité et des constats sur l’état de la ressource en eau…

Pétition pour la préservation des forêts alluviales du Roubion

Pétition pour la préservation des forêts alluviales du Roubion

Face à la reprise acharnée des coupes des arbres le long du Roubion, le Collectif des Amis des Ramières situé à Saint-Gervais-sur-Roubion a lancé une pétition : halte à la destruction systématique de nos forêts alluviales.

Signez la pétition ici : https://www.mesopinions.com/petition/nature-environnement/halte-destruction-systematique-nos-forets-alluviales/55527

Pour en savoir plus, relisez l’article des Épines drômoises sur le sujet, à télécharger ci-dessous :

Article des Épines drômoises n° 192, Ramières du Roubion : destruction locale pour un effondrement global ? (45 téléchargements)