L’action de Greenpeace devant ORANO le 16 novembre pose une vraie question

Communiqué de Frapna Drôme Nature Environnement du 22 novembre 2021

L’action de blocage menée par Greenpeace, le mardi 16 novembre dernier, devant le site d’ORANO à Pierrelatte en vue de dénoncer le transport d’uranium usagé issu des centrales françaises vers la lointaine Sibérie en Russie, pose une vraie question.

Concrètement, ORANO expédie, en toute discrétion, des matières extrêmement radioactives, chargées sur des trains qui vont parcourir des milliers de kilomètres, soi-disant en vue de leur retraitement et de leur réutilisation dans les centrales nucléaires russes en contrepartie d’uranium « neuf ».

Comme Greenpeace, Frapna Drôme Nature Environnement veut dénoncer ce commerce de déchets nucléaires désignés sans vergogne par l’industrie nucléaire comme étant des « matières valorisables » et dont on ne sait plus que faire en France.

La France exporte ainsi une partie des poubelles radioactives à des milliers de kilomètres loin des regards dans un pays pas vraiment connu pour la transparence dans quel que domaine que ce soit et particulièrement dans le domaine des énergies nucléaires et fossiles.

Cette affaire illustre une fois de plus l’irresponsabilité de l’ensemble de la filière nucléaire qui, de l’extraction du minerai à la gestion des déchets en passant par la production d’électricité, reste opaque et s’abrite derrière un vocabulaire rassurant, tout en disséminant des matières très dangereuses pour l’humanité entière et pour des centaines de milliers d’années. Le tout bien sûr avec l’approbation du gouvernement français.

Frapna Drôme Nature Environnement s’associe à la demande de Greenpeace pour qu’une enquête soit lancée au plus vite afin d’éclairer les citoyens sur la réalité de ce commerce.

Au même moment, le gouvernement français poursuit avec assiduité une campagne de propagande visant à « verdir » honteusement l’énergie nucléaire contre l’avis de nombreux gouvernements européens alors que presque chaque jour, l’actualité (EPR chinois stoppés, scandale technico-financier de l’EPR de Flamanville, non-respect des procédures en matière d’incidents dénoncé par un lanceur d’alerte) nous démontre les faiblesses et les travers d’une industrie qui engloutit depuis des décennies des fonds publics qui seraient plus utiles pour l’humanité s’ils étaient affectés aux économies d’énergie et au développement de la production d’une énergie vraiment renouvelable.

Contact presse :

Pierre Moulin, représentant l’association à la CLIGEET (Commission locale d’information des grands équipements électriques du Tricastin) 06 42 87 14 18.


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