Un courrier pour les municipales

Les prochaines élections municipales engagent notre avenir…

Vous êtes électrices/électeurs ? Interpelez vos candidates/candidats en vous inspirant du courrier ci-dessous et faites-nous copie de vos questions !

Vous êtes candidates/candidats ? Faites-nous connaître vos engagements !

Téléchargez le courrier ci-dessous :

Pour alimenter les débats avant les élections, notre lettre aux électeurs et aux candidats est à réutiliser et à diffuser sans modération.

En 2020, un projet de territoire doit être fondé sur la résilience : partage des connaissances, des décisions et des actions, adaptation et lutte contre le changement climatique.

Si nous voulons limiter les violences et les souffrances, nous devons développer tout de suite une organisation collective en appui sur la solidarité et la sobriété. L’électeur conscient devra sûrement rappeler quelques climatosceptiques à la réalité ; il devra surtout dénoncer des discours creux qui n’engagent aucun changement.

Par exemple : parlons de biodiversité, c’est une de nos compétences ! L’Observatoire National de la Biodiversité (ONB) nous indique, dans son dernier rapport, les différentes causes de l’effondrement de la biodiversité (http://indicateurs-biodiversite.naturefrance.fr/fr ) :
· Artificialisation des sols
· Surexploitation des ressources
· Changement climatique
· Espèces envahissantes.

Comme l’ONB est un établissement public piloté par le ministère de la Transition écologique, le rapport englobe l’agriculture intensive dans une cinquième rubrique concernant l’air, l’eau, les sols, la préservation de la nuit, les sédiments (devinez pourquoi).

C’est très vertueux de proposer quelques jardins partagés, des hôtels à insecte, quelques nichoirs et quelques nouveaux arbres en partenariat avec des associations reconnues pour leurs compétences faunistiques ou floristiques. Cerise sur le gâteau, proposons une nouvelle étude ou un inventaire !

Mettez tout cela dans une conférence de presse, sur quelques pancartes, dans une plaquette et le tour est joué ! Mais pendant ce temps, les zones d’activité, les routes, les supermarchés s’étendent. Le trafic routier augmente, l’air est pollué, le îlots de chaleur se multiplient, l’eau est gaspillée pour espérer un peu de fraîcheur, la consommation de pesticides augmente.

Ne nous laissons pas tromper par les mots : beaucoup parlent de transition écologique, mais ne souhaitent pas la mettre pas en œuvre. Exigeons des candidats une transition rapide et de grande portée en matière d’énergies, d’usage des sols, de transports, de bâtiments et systèmes industriels, un mouvement sans précédent car impliquant tous les secteurs à la fois. Cette exigence est extraite du rapport du GIEC de 2018 (résumé à l’intention des décideurs).

En 2050, ce sera trop tard. Parlons du mouvement qui va être mis en place ICI entre 2020 et 2026, avec des résultats effectifs…


Suivez les boutons ci-dessous pour découvrir les autres actualités